[Postulat] Pour un terrain multisports à Chavannes

Postulat déposé par Adel Nehdi lors de la séance du Conseil communal du jeudi 10.11.2016. Ce texte était initialement une Motion, laquelle a été transformée en Postulat lors de la séance du Conseil communal du jeudi 16.02.2017. Ce Postulat a été accepté lors de cette séance à une confortable majorité (le groupe UDC et une partie du PLR ont voté contre).

L’Etat de Vaud vient de lancer un appel à projets aux communes vaudoises et aux clubs sportifs. Par ce programme, le canton offre des possibilités de subventionnement pour la création de places de sport en plein air. Le canton met à disposition la page internet suivante pour donner plus de détails sur ce projet.

http://www.vd.ch/themes/sante/prevention/projets-sport-sante/

Trois types de soutien sont proposés dans ce programme du canton, dont deux concernent les communes.

  1. Organisation d’activités sportives encadrées : en vue de renforcer l’accès aux salles de sport aux enfants et adolescents en dehors des heures d’école et en particulier le week-end.
  2. Construction de places de sport en plein air : terrains multisports, aire de musculation ou de fitness en plein air, pistes finlandaises ou transformation d’aires goudronnées.

Sans compter les terrains de football de la ville de Lausanne, la commune de Chavannes dispose de deux terrains de foot, mais ces derniers ne sont pas formellement ouverts au public. La commune dispose aussi d’un demi-terrain de foot situé au Sud des deux autres terrains, terrain supposé être ouvert au public. En effet, jusqu’à 2013, des jeunes venaient y jouer en tout cas du criquet. Plusieurs autres jeunes y pratiquent aussi du foot, surtout le weekend. Malheureusement, depuis deux ans, la qualité de l’herbe de ce terrain s’est détériorée, et le terrain est devenu dangereux pour y faire du sport.

Les jeunes de Chavannes se rendent donc généralement dans les communes voisines pour espérer trouver un terrain disponible et y faire du sport, surtout ceux qui veulent jouer à autre chose qu’au foot. Par ailleurs, la commune ne dispose actuellement pas d’un terrain synthétique ou en « tartan » ; pourquoi seulement à Chavannes ? En hiver, quand les terrains de foot deviennent impraticables, la pratique du foot présente un risque énorme sur les terrains en gazon.

Un terrain multisport avec revêtement de type « tartan » ou « synthétique », à la place du demi-terrain de foot actuel, avec la possibilité de pratiquer deux sports ou plus, permettrait une occupation saine des jeunes et leur offrirait – en alternative au manque de clubs et lieux de rencontre destinés aux jeunes à Chavannes – un endroit idéal, surtout en hiver. Il permettrait aussi à toutes et tous de pratiquer une activité physique encadrée, sans contrainte, ce qui serait une bonne solution pour lutter contre l’obésité et encourager le bien-être dans notre commune. Il serait aussi nécessaire que ce terrain soit ouvert, occupé équitablement (sport, âge, ethnie. etc.), et si possible en libre accès permanent, ou au moins pendant un minimum de temps tous les jours ; ce sont d’ailleurs ici des conditions nécessaires pour l’obtention d’une subvention du canton.

Cette subvention s’élèverait d’ailleurs à 15% du coût total dans le cas d’un terrain omnisports, et nous pouvons en plus faire une demande additionnelle de subvention à la Fondation « Fonds du sport vaudois ».

http://www.fondsdusportvaudois.ch/demande_de_soutien.html

Vu l’état actuel du terrain, vu le besoin réel des jeunes de Chavannes de pouvoir disposer d’une infrastructure sportive adéquate, et vu l’opportunité que le canton vient d’offrir via cette possibilité de subventionnement, je demande à la Municipalité, par voie de motion, de présenter au Conseil communal un Préavis pour la création d’un, ou plusieurs, terrains multisports à Chavannes pour les jeunes et la population de manière générale.

La proposition de créer des terrains multisports à Chavannes n’est pas nouvelle. Elle date de plusieurs années. De plus, le nombre d’habitants, les jeunes en particulier, ne cesse d’augmenter à Chavannes, ce qui crée un réel besoin de développer chaque jour un peu plus ce type d’espaces.

Chavannes-près-Renens, 10.11.2016

Adel Nehdi, Conseiller communal socialiste

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[Interpellation] Incivilités au Parc des Cèdres situé au Sud de la Gare de Renens – Etat des lieux ?

Interpellation déposée par Alexandre Rydlo lors de la séance du Conseil communal du jeudi 10.11.2016

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Cela fait maintenant un peu plus de 2 ans que le soussigné passe quasiment chaque matin tôt et chaque soir par le parc situé au Sud de la Gare de Renens pour rejoindre son domicile, ou pour aller prendre le train.

Force lui est de constater que cela fait en tout cas 2 ans que ce parc est victime d’incivilités régulières, avec des hauts et des bas. C’est ainsi que, suivant la période ou la météo du jour précédent, on peut voir, presque chaque matin, des déchets de toutes sortes joncher le sol, dont souvent des débris de verre, et que, chaque soir jusque tard dans la nuit, sauf lorsqu’il pleut, on peut régulièrement assister à différentes incivilités.

Ces incivilités sont soit des cris de toutes sortes, des discussions trop bruyantes, de la musique jouée trop fortement, de l’occupation massive de bancs ou de terrain, des invectives adressées aux passants, des déchets jetés par terre alors qu’il y a des poubelles, de la consommation de cannabis, des essais de moteur de voitures, voire parfois des bagarres…

Même la petite table installée dans le parc, pourtant pas légère, était une fois placée en travers du chemin traversant le parc, ce qui a amené la ville de Renens à devoir la faire fixer au sol. Quant aux bancs, ceux-ci ont été un temps supprimés car régulièrement saccagés ou démontés.

A entendre les riverains du quartier, qu’ils soient de Chavannes ou de Renens, cela fait au moins bien depuis 2012 que la situation est tendue, au point qu’une démarche participative a été lancée en 2014 par la commune de Renens en collaboration avec l’Observatoire de la sécurité de Renens et la Police Ouest lausannois. La démarche avait pour but de pacifier l’endroit et d’entendre la population et les utilisateurs du parc sur l’avenir du parc.

Cette démarche a ainsi abouti sur quelques mesures, notamment d’infrastructure, comme par exemple la pose d’un grillage derrière la pharmacie pour éviter que des groupes s’y agglutinent et y laissent leurs déchets, la mise en place d’un contrat de quartier en collaboration entre la commune de Renens et notre commune, et le développement de quelques activités, lesquelles ont pour buts d’occuper le terrain et de donner une autre image du parc.

On constate ainsi depuis quelques mois un peu moins d’incivilités, même si celle-ci n’ont pas totalement disparu.

Or ce parc se situe, pour ce qui est de la commune de Chavannes, en bordure du quartier de Préfaully, lequel est habité par plusieurs centaines d’habitants, et notamment beaucoup de familles avec des jeunes enfants. En l’état, tout ce petit monde doit malheureusement cohabiter avec ces incivilités, sans parler du mauvais exemple que cela donne aux enfants.

D’ailleurs, beaucoup de familles vous diront qu’elles ne se rendent pas dans ce parc en raison justement des problèmes évoqués ci-dessus, principalement pour des raisons de sécurité. C’est d’ailleurs toujours encore le cas, étant donné que la situation de ce parc n’est pas encore totalement maitrisée.

Ces incivilités n’étaient et ne sont d’ailleurs toujours pas acceptables, et elles généraient un véritable sentiment d’insécurité, lequel est encore quand même bien présent le soir.

Recul pris, le soussigné pose à la Municipalité les questions suivantes par voie d’interpellation:

  1. Quel est l’état actuel de la situation au Parc des Cèdres, et les Municipalités de Chavannes et de Renens sont-elles satisfaites de celui-ci ?
  2. Quelles sont toutes les mesures actuellement en vigueur pour pacifier la situation dans ce parc, et jusque quand auront-elles cours ?
  3. D’autres mesures sont-elles éventuellement prévues et, si oui, lesquelles ?
  4. De quelle manière est associée la commune de Chavannes aux démarches visant à pacifier la situation ?
  5. A quelle fréquence la Police de l’Ouest lausannois patrouille-t-elle dans ce parc ?
  6. A quelle fréquence les travailleurs sociaux de proximité et/ou délégués jeunesse des communes de Chavannes et Renens travaillent-ils dans ce parc ?
  7. Quelles sont les mesures concrètes, sociales et de prévention, qui ont été prises pour assister les personnes manifestement égarées du chemin de la légalité ?
  8. Combien de plaintes la Police de l’Ouest lausannois a-t-elle dû traiter chaque année depuis 2011 en relation avec ce parc, et quelle était la répartition de ces plaintes par type ?
  9. Des mesures d’interdiction de périmètre ont-elles été prises à l’encontre de certaines personnes ?
    Dans l’affirmative, combien de mesures de ce type ont été prises, et pour combien de temps en moyenne ?
    Dans la négative, pourquoi aucune mesure de ce type n’a été prise ?

Merci pour votre attention.

Chavannes-près-Renens, 10.11.2016

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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[Interpellation] VIDIS 20-25 – Quel est le futur des pompiers dans l’Ouest lausannois ?

Interpellation déposée par Alexandre Rydlo lors de la séance du Conseil communal du jeudi 10.11.2016

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

En 2006, les Conseils communaux de Chavannes-près-Renens, Ecublens et St-Sulpice acceptaient de fusionner leurs Services de Défense contre l’Incendie et de Secours (SDIS) pour donner naissance au SDIS Chamberonne. En 2007, les Conseils communaux de Bussigny, Crissier et Villars-St-Croix décidaient eux aussi de fusionner leurs corps de sapeurs-pompiers pour donner naissance au SDIS Sorge. Enfin, en 2013, les Conseils communaux de Prilly et Renens décidaient à leur tour de fusionner leurs SDIS. Aujourd’hui, il ne reste donc plus que 3 SDIS dans le District de l’Ouest lausannois au lieu des 8 qu’il y avait lors de la création du District en 2006.

A l’époque, la création des SDIS Chamberonne et SDIS Sorge faisait suite à la mise en place, dès 2005, au niveau cantonal, du concept « SDIS EVOLUTION » par l’Etablissement Cantonal d’Assurances (ECA) sous l’égide du Département cantonal de la Sécurité et de l’Environnement (DSE).

Ce concept, qui se basait sur la Loi du 17.11.1993 sur le Service de Défense contre l’Incendie et de Secours (LSDIS), et sur le Règlement du 19.05.1999 sur le Service de Défense contre l’Incendie et de Secours (RSDIS), avait pour buts d’uniformiser le niveau de défense contre l’incendie et de secours sur l’ensemble du territoire cantonal, de renforcer la capacité et la disponibilité opérationnelles des SDIS, de maintenir le système de milice, de rationaliser les charges financières et de mettre en place un système global et uniformisé de financement des SDIS.

En 2010, le Grand Conseil décidait d’abroger cette loi pour la remplacer par une nouvelle loi du même nom, mais beaucoup plus contraignante. Celle-ci introduit en particulier le principe de « standard cantonal de sécurité », standard qui définit des normes quant aux effectifs, à la formation et aux temps d’intervention, et supprime le principe de l’obligation de servir pour le remplacer par le principe du volontariat.

Pour permettre le respect des critères du standard cantonal de sécurité, cette loi impliquait la création de SDIS régionaux par la fusion des corps de sapeurs-pompiers locaux. De fait, les SDIS Chamberonne et SDIS Sorge remplissaient ces critères au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi. Les SDIS Renens et SDIS Prilly devaient par contre encore fusionner pour les remplir.

Du point de vue opérationnel, le regroupement des SDIS permet une meilleure concentration des forces, une meilleure disponibilité opérationnelle, une économie des moyens, une économie des forces et une unité d’action.

Une meilleure concentration des forces est réalisée en articulant le SDIS sur, généralement, un seul site opérationnel.

Une meilleure disponibilité opérationnelle résulte du fait que le bassin d’alarme et de recrutement est élargi. Ainsi il est possible, en particulier de jour, de mobiliser rapidement et avec moins de difficulté, suffisamment d’officiers, de sous-officiers et de sapeurs pour les Détachements de Premiers Secours (DPS), détachements dont la rapidité à intervenir est décisive lors de chaque engagement.

L’économie des moyens est obtenue en évitant que chaque commune ne doive disposer de ses propres véhicules et de son propre matériel d’intervention.

L’économie des forces est atteinte par une répartition optimale des effectifs et des missions selon chaque type d’intervention, et en évitant de mobiliser inutilement l’ensemble des effectifs pour un type d’alarme donné.

L’unité d’action découle de la création d’un seul et unique état-major, de l’uniformisation de l’instruction et de l’uniformisation des unités et de la doctrine d’engagement.

De fait, si les débuts des différents nouveaux SDIS n’ont pas été sans mal, les fusions ont par contre clairement montré leurs avantages après quelques années de fonctionnement des nouveaux SDIS et, aujourd’hui, très rares sont les personnes qui voudraient revenir en arrière.

Fort de ce constat, et mu entre autres par :

  • le fait que la population de la région lausannoise augmente de manière constante et importante chaque année depuis bientôt 20 ans ;
  • les difficultés que représente le recrutement de sapeurs-pompiers de milice volontaires aptes au service et disponibles en journée pour des engagements ;
  • les difficultés liées à l’augmentation du trafic ;
  • et une complexité plus grande des engagements qui découlera de la construction de tours de grande hauteur dans la région lausannoise, lesquelles demanderont de revoir les concepts d’intervention et les véhicules engagés, en tout cas au moins pour la tour des Cèdres dans notre commune ;

l’ECA conviait en octobre 2013, les représentants des corps préfectoraux, des autorités communales et des corps de sapeurs-pompiers de la région lausannoise, ainsi que de la Fédération vaudoise des sapeurs-pompiers, pour entamer une réflexion commune portant sur l’avenir de l’agglomération lausannoise en matière de défense incendie et secours.

Un Comité de pilotage était ainsi créé et des groupes de travail mis sur pied dans le cadre d’un projet nommé « VIDIS 20-25 », pour Vision Intégrée Défense Incendie et Secours 2020-2025. Afin de renseigner régulièrement et de manière transparente l’ensemble des acteurs concernés par ce projet, le comité de pilotage a édité plusieurs publications, la dernière en date connue du soussigné datant de 2015.

Depuis, le soussigné n’a plus eu l’occasion d’entendre des informations officielles au sujet de ce projet. Il existe par contre certains bruits qu’il conviendrait aujourd’hui, soit de confirmer, soit de démentir, notamment en ce qui concerne l’organisation des SDIS, notamment l’emplacement des points d’appui et la professionnalisation partielle. Aussi le soussigné pose-t-il les questions suivantes à la Municipalité par voie d’interpellation.

  1. A quelle phase en est aujourd’hui le projet VIDIS 20-25 ?
  2. Quelles sont, pour le futur, les conséquences du projet VIDIS 20-25 sur les SDIS de l’Ouest lausannois, celui de Chamberonne en particulier, aux plans :
    a) opérationnel (principes d’engagement / proportion de miliciens et/ou de professionnels) ?
    b) organisationnel (nombre, emplacements, effectifs et équipement des points d’appui / couverture des points d’appui / disponibilité, service de piquet et tours de service) ?
    c) financier (coûts, répartition des coûts entre commune et moyens de couvrir les coûts) ?
  3. Quel est l’échéancier prévu pour la mise en œuvre de ces conséquences ?
  4. Quelles structure au sens de la Loi sur les communes sera-t-elle choisie pour diriger la mise en place de ces conséquences ?
  5. Le principe de milice pour les sapeurs-pompiers sera-t-il sauvegardé dans l’Ouest lausannois ou, à tout le moins, préservé pour les pompiers de milice, de tous grades, intéressés, aptes, volontaires et disponibles pour des engagements ?
  6. La création d’un SDIS unique dans le District de l’Ouest lausannois selon l’une des trois variantes suivantes a-t-elle été étudiée ?
    a) SDIS composé exclusivement de sapeurs-pompiers professionnels ;
    b) SDIS composé d’un noyau de sapeurs-pompiers professionnels appuyés par des sapeurs-pompiers de milice volontaires ;
    c) SDIS composé exclusivement de sapeurs-pompiers de milice.
    Dans l’affirmative, quelles sont les conclusions (opérationnelles, organisationnelles et financières) de l’étude ?
    Dans la négative, pourquoi n’a-t-elle pas été étudiée ?
  7. Quelle est l’appréciation de la Municipalité au sujet du développement proposé par VIDIS 20-25 pour notre commune en particulier ?

Chavannes-près-Renens, 10.11.2016

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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[Grand Conseil – Question simple] A quel stade en est la mise en œuvre des procédures d’approche aérienne plus précises au moyen du système EGNOS LPV200 sur les aérodromes et les places d’atterrissage vaudois, notamment les hôpitaux ?

Question simple déposée par Alexandre Rydlo lors de la séance du Grand Conseil du mardi 11.10.2016

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

En complément à un accord sur la participation de la Suisse au programme européen de navigation par satellite Galileo, le Conseil fédéral a aussi approuvé en date du 13.12.2013 un accord de coopération avec l’Union européenne (UE) concernant la participation de la Suisse au Service Européen de Navigation par Recouvrement Géostationnaire EGNOS («European Geostationary Navigation Overlay Service»). Cet accord a aussi été signé le 18.12.2013 et est appliqué depuis le 01.01.2014.

Le service européen EGNOS a été lancé conjointement par l’UE, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne (Eurocontrol) pour améliorer la précision et la sécurité de la navigation aérienne.

Décidé en 1998 et entré en service en 2009, EGNOS est un système qui améliore au niveau du continent européen la précision et la fiabilité des signaux émis par les systèmes de navigation mondiaux. Au moyen de ses 34 stations terrestres de référence, le système EGNOS diffuse principalement des données de correction du signal GPS.

Ce système offre ainsi actuellement une précision de l’ordre de 2 m, contre 15 à 20 m pour le GPS, et permet de réaliser des approches aériennes plus précises sans l’aide des systèmes d’atterrissage aux instruments au sol (ILS). Sa précision s’améliorera encore avec l’introduction de Galileo.

De par sa précision, EGNOS permet par exemple d’atterrir sur les hôpitaux en milieu urbain de manière plus simple, plus rapide et plus précise en raison d’angles d’approche plus importants (donc avec des pentes d’approche plus fortes). De ce fait, ce système permet aussi de générer bien moins de nuisances sonores étant donné que l’hélicoptère peut rester plus longtemps en altitude avant de commencer sa descente.

Le système EGNOS a été testé à Lausanne au CHUV en 2007 à satisfaction mais, selon les recherches du soussigné, la procédure d’approche EGNOS n’y a toujours pas cours régulièrement, contrairement à l’Hôpital universitaire de Berne, Inselspital.

Par ailleurs, depuis 2015, EGNOS fournit un service encore plus précis sous le nom LPV200 («Localizer Performance with Vertical Guidance@200feets»). Ce service permet un meilleur guidage vertical et latéral pendant l’approche finale sans nécessiter un contact visuel avec le sol jusqu’à une hauteur de décision de 200 pieds (61 m) au-dessus de la place d’atterrissage.

Sachant que notre canton dispose de quelques aérodromes et places d’atterrissage, notamment aux emplacements des hôpitaux et souvent en zones urbaines, ou proches de zones urbaines, je pose la question suivante au Conseil d’Etat.

A quel stade en est la mise en œuvre des procédures d’approche aérienne plus précises au moyen du système EGNOS LPV200 sur les aérodromes et les places d’atterrissage vaudois, notamment les hôpitaux ?

Merci de nous renseigner !

Chavannes-près-Renens, 11.10.2016

Alexandre RYDLO, Député socialiste

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[Grand Conseil – Question simple] Quel est l’état de compatibilité et de préparation des unités d’urgence et des services concernés du canton avec le système de navigation européen Galileo ?

Question simple déposée par Alexandre Rydlo lors de la séance du Grand Conseil du mardi 11.10.2016

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Le 13.12.2013, le Conseil fédéral a approuvé un accord de coopération avec l’Union européenne (UE) concernant la participation de la Suisse au programme européen de navigation par satellite Galileo. L’accord a été signé le 18.12.2013 et est appliqué depuis le 01.01.2014.

Le programme européen de navigation par satellite Galileo a été lancé conjointement par l’UE et l’Agence spatiale européenne (ESA) en guise d’alternative au GPS américain.

Décidé en 2001, Galileo est un système de navigation par satellite de la précision de l’ordre du mètre qui se composera au final de 30 satellites. Il entrera normalement en service partiel dès la fin 2016, et sa mise en service complète est prévue en 2020.

Ce système de navigation de nouvelle génération offrira cinq services différents, notamment un service de signal de localisation précis et librement accessible, et un service de signal de localisation plus précis pour les applications commerciales. Il offrira également des applications dans le domaine de la sécurité et des urgences, notamment pour la détection précise des balises de détresse dans les opérations de sauvetage dites SAR («Search and Rescue»), que ce soit en mer ou en montagne.

Si le système Galileo sera compatible avec le système GPS américain, et même le système russe GLONASS, il apparait par contre que bon nombre d’appareils de géolocalisation actuellement en service (ou même actuellement en vente) ne sont pas compatibles avec le système Galileo et demanderont donc, soit d’être actualisés (software), soit d’être changés (hardware).

Sachant que beaucoup ou presque tous les éléments d’intervention du canton, notamment la police, les pompiers et les services sanitaires (sur terre, sur l’eau et dans les airs), sont équipés du GPS pour leurs interventions, et que la précision des localisations et déplacements sur la carte peut être déterminante pour les interventions, je pose la question suivante au Conseil d’Etat.

Quel est l’état de compatibilité et de préparation des unités d’urgence et des services concernés du canton avec le système de navigation européen Galileo, et cas échéant ses conséquences en terme d’équipements ?

Merci de nous renseigner !

Chavannes-près-Renens, 11.10.2016

Alexandre RYDLO, Député socialiste

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