[Résolution] A quand une desserte en trains grandes lignes en gare de Renens ?

Résolution déposée lors de la séance du Conseil communal du 11.12.2015 en suite de la réponse à l’Interpellation « A quand une desserte en trains grandes lignes en gare de Renens ? ». Cette résolution a été acceptée à la quasi unanimité (seulement 2 abstentions).

Madame la Présidente,
Mesdames, Messieurs,

Suite à la réponse de la Municipalité à l’interpellation « A quand une desserte en trains grandes lignes en gare de Renens ? », les Conseillers communaux signataires de l’interpellation ont l’honneur de déposer la résolution suivante.

Le Conseil communal de Chavannes-près-Renens vient de voter un crédit d’investissement important en faveur de la modernisation de la gare de Renens. Il s’attend toutefois à ce que la desserte de la gare soit améliorée et, en conséquence, appuie les demandes des député-e-s de l’Ouest lausannois et des Municipalités des 4 villes concernées par ce projet pour demander aux CFF d’étudier l’arrêt en gare de Renens d’au moins deux trains grandes lignes, dans chaque direction et par heure de service régulier, cela dès que possible mais au plus tard à l’issue des travaux du projet « Léman 2030 ».

Chavannes-près-Renens, 10.12.2015

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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[Grand Conseil – Question simple] Le Conseil d’Etat compte-t-il se doter d’un plan de lutte contre les nanopolluants ?

Question simple déposée par Alexandre Rydlo lors de la séance du Grand Conseil du mardi 02.12.2015

Madame la Présidente,
Mesdames, Messieurs,

Si, avec raison, notre canton et les communes vaudoises s’attaquent depuis plusieurs années au problème des micropolluants dans les eaux usées, l’utilisation toujours plus grande de nanoparticules dans les processus industriels génère vraisemblablement un nouveau problème potentiel de pollution des eaux et de l’environnement.

Pour rappel, les nanoparticules sont généralement définies comme des particules aux dimensions allant du nanomètre (10-9 m, 1 milliardième de mètre) à 100 nanomètres (10-7 m, 100 milliardièmes de mètre ou 0.1 micromètre). Pour les plus petites, elles sont constituées de seulement quelques atomes.

Les nanoparticules sont donc, pour les plus petites, 1000 fois plus petites que les plus petites microparticules.

Scientifiquement, les nanoparticules constituent un secteur prometteur de recherches (physique et chimie des clusters) et d’innovation technologique dès lors que les nanoparticules présentent des propriétés intermédiaires entre celles trouvées à l’état purement atomique, et celles trouvées au niveau du solide (« bulk » en anglais).

On peut par exemple citer, entre beaucoup d’autres, l’évolution des propriétés optiques des agrégats d’atomes de métaux nobles (Cuivre, Argent et Or) en fonction de leur taille, évolution qui laisse entrevoir la possibilité de développer l’électronique optique quantique. On peut aussi mentionner la possibilité de miniaturisation, laquelle permettrait de développer par exemple des nanorobots pouvant intervenir directement dans le corps d’un patient pour lutter, in situ, contre un cancer ou une autre maladie.

Aujourd’hui, on trouve ainsi de plus en plus de nanoparticules dans presque tous les secteurs industriels. On en trouve par exemple dans les cosmétiques (produits divers, notamment les déodorants), sur les habits (propriétés antimicrobiennes et anti-odeurs), sur les outils (propriétés de renforcement mécanique), dans les peintures (propriétés diverses, notamment colorantes et anti-pourrissement), et sur les vitres (couches aux propriétés hydrophobes).

Dans presque tous les cas, les nanoparticules amènent effectivement une plus-value aux produits. Par contre, il est vraisemblable que beaucoup de ces nanoparticules finissent, d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que par le phénomène d’usure, dans notre environnement immédiat et, en particulier, dans les eaux usées.

Or si les conséquences exactes de la dispersion des nanoparticules dans l’environnement ne sont pas encore clairement connues du monde scientifique et des autorités, quelques études semblent indiquer que certaines nanoparticules présentent clairement un risque de toxicité, d’autres par contre aucun.

A ce stade de la connaissance, il convient donc d’être prudents et tenter, dans la mesure du possible de limiter la dispersion des nanoparticules dans l’environnement, notamment les eaux, en essayant au moins de les capter.

Aussi je pose la question suivante au Conseil d’Etat.

Le Conseil d’Etat compte-t-il se doter d’un plan de lutte contre les nanopolluants dans les eaux usées et, plus généralement, contre leur dispersion dans l’environnement ?

Il serait en particulier intéressant de savoir si les nanopolluants font déjà l’objet de mesures de suivi, et si des tests de captation ont éventuellement déjà eu lieu.

Merci de nous renseigner !

Chavannes-près-Renens, 02.12.2015

Alexandre RYDLO, Député socialiste

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[Grand Conseil – Question simple] Les horaires d’ouverture de l’arsenal de Morges peuvent-ils être prolongés au moins une fois par semaine ?

Question simple déposée par Alexandre Rydlo lors de la séance du Grand Conseil du mardi 02.12.2015

Madame la Présidente,
Mesdames, Messieurs,

Constituée au 01.03.2015 de 128’962 militaires actifs et de 41’407 militaires de réserve, soit 170’369 militaires au total (dont 1’083 femmes), l’armée suisse compte environ 15’000 militaires vaudois (environ 9% des effectifs totaux de l’armée). Pour beaucoup de ces militaires, c’est l’arsenal de Morges qui fait office de poste de rétablissement de l’équipement militaire personnel, soit les effets personnels et les effets d’armement.

Aujourd’hui, les horaires d’ouverture de l’arsenal de Morges sont de 07h30 à 11h45 et de 13h30 à 16h45, cela du lundi au vendredi. Pour le citoyen-soldat normal qui devrait procéder au rétablissement, à l’échange, à la prise ou à la remise d’un ou de plusieurs effets d’équipement en dehors du service, ces horaires relativement restreints impliquent généralement un renoncement.

Ces horaires impliquent un renoncement parce que beaucoup de citoyens-soldats ne sont tout simplement pas prêts à prendre une demi-journée de congé pour se rendre en journée à l’arsenal de Morges, soit parce que le congé ne sera pas payé, soit parce que le congé sera imputé sur les vacances personnelles. Le temps nécessaire au passage à l’arsenal n’est en effet ni soldé par l’armée, ni compensé par les APG.

Le citoyen-soldat qui devra obligatoirement passer à l’arsenal de Morges en dehors du service, par exemple pour l’échange obligatoire d’un effet d’équipement sur ordre exprès des autorités militaires, n’aura, lui, pas d’autre choix que de prendre une demi-journée de congé, et donc d’en assumer les conséquences.

Par ailleurs, dans les cas où les citoyens-soldats renoncent à un passage au poste de rétablissement, ce sont alors les corps de troupe ou les écoles militaires qui doivent organiser ce passage, lequel représente souvent une perte de temps et une perturbation de la marche du service au détriment de l’instruction et/ou de la mission.

Conscients de ce problème, les cantons de St-Gall et de Bâle-Ville ont donc depuis quelques temps adapté les horaires de leurs postes de rétablissement. Ceux-ci ouvrent ainsi une fois par semaine jusque 18h00, normalement le jeudi.

Ce faisant, il est plus facile à chaque citoyen-soldat de ces cantons de se rendre au poste de rétablissement en dehors des heures normales de travail. Le soussigné estime toutefois qu’une ouverture hebdomadaire, éventuellement bihebdomadaire, des postes de rétablissement jusque 18h30, voire 19h00, soit comme les magasins normaux, serait certainement plus adéquate.

Pour finir, si le soussigné est conscient que le maintien en état de l’équipement militaire personnel relève des obligations militaires de chaque citoyen-soldat, il est de l’avis que l’Etat se doit de faciliter l’accomplissement de ces obligations, qui plus est lorsque celles-ci se basent presqu’exclusivement sur un système de milice, et que les miliciens sont toujours plus mis sous pression par leurs employeurs.

Aussi je pose la question suivante au Conseil d’Etat.

Les horaires d’ouverture du poste de rétablissement de l’arsenal de Morges peuvent-ils être prolongés au moins une fois par semaine jusque 18h30 ou 19h00 ?

Merci de faciliter la vie à celles et ceux qui remplissent leurs obligations constitutionnelles et s’engagent pour la sécurité du Pays !

Chavannes-près-Renens, 02.12.2015

Alexandre RYDLO, Député socialiste

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[Interpellation] La Commune pense-t-elle aux catégories les moins favorisées sur le marché de l’emploi quand elle engage ?

Madame la Présidente,
Mesdames, Messieurs,

Dans le monde du travail actuel, il est devenu difficile d’y faire sa place. Trouver un emploi adéquat peut être un chemin de croix pour certains. Dans un contexte d’un marché de l’emploi tendu, certaines catégories de personnes qui sont encore moins favorisées sur ce marché. Je pense évidemment aux personnes présentant un handicap, mais aussi aux personnes incarcérées ou sortant de prison, aux chômeurs de longues durées, aux jeunes et aux séniors.

Hélas, les employeurs écartent encore aujourd’hui trop souvent ce genre de profil. En effet, qui voudrait engager une personne en situation de handicap qui effectue les tâches plus lentement qu’une personne valide et qui est moins rentable ? Qui voudrait engager quelqu’un qui a fait de la prison, au risque de s’attirer des problèmes ou voir son image écornée ? Qui voudrait engager quelqu’un qui est au chômage depuis des années et qui a perdu contact avec le monde du travail ? Qui voudrait engager quelqu’un qui n’a pas d’expérience ? Qui voudrait engager quelqu’un qui coûte cher et qui est plus fragile physiquement ? Ces questions sont certes provocatrices, mais elles démontrent une réalité encore trop criante.

Or, si l’on veut que ces personnes s’intègrent dans la société et dans le monde du travail, il faut bien qu’un employeur leur donne leur chance. Sinon, ces personnes risquent d’être précarisées et les assurances sociales doivent prendre le relais, ce qui a impact sur les finances publiques.

Les employeurs publics doivent montrer l’exemple. En effet, les collectivités publiques ont un rôle à jouer pour l’emploi de ces personnes et doivent prendre leurs responsabilités.

Ainsi, je pose à la Municipalité les questions suivantes :

  1. La Commune regarde-t-elle de manière systématique avec les ORP quand elle recherche des collaborateurs ?
  2. La Municipalité veille-t-elle à la pyramide des âges au sein du personnel communal ?
  3. La Commune serait-elle prête à engager une personne en situation de handicap au sein de son administration ?
  4. La Municipalité serait-elle prête à engager quelqu’un qui a fait de la prison ?

Chavannes-près-Renens, le 05.11.2015

Julien-Clément Waeber
Conseiller communal socialiste

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[Interpellation] A quand une desserte en trains grandes lignes en gare de Renens ?

Madame la Présidente,
Mesdames, Messieurs,

Mise en service en 1855, la gare de Renens sera entièrement modernisée entre 2016 et 2019 dans le cadre du projet Léman 2030, lequel a pour but de doubler la capacité de transport de voyageurs par train entre Lausanne et Genève à l’horizon 2030, pour satisfaire la demande.

Ces travaux de modernisation de la gare de Renens sont devenus aujourd’hui absolument nécessaires pour absorber le flux de passagers qui s’élève à environ 30’000 voyageurs quotidiennement, ce qui fait de la gare de Renens la troisième gare de Suisse romande.

On peut en particulier mentionner le fait que le passage sous-voie de la gare sera agrandi, et que les quais seront prolongés à 420 m de longueur, soit suffisamment longs pour accueillir les plus grands trains des CFF. Ces quais seront aussi accessibles par une toute nouvelle passerelle en hauteur à l’Ouest.

Au Nord, la gare sera aussi connectée au futur tramway t1 qui reliera Lausanne et Villars-St-Croix, et au Sud elle sera reliée au futur gymnase de l’Ouest lausannois, et aux nouveaux bâtiments des CFF qui abriteront les quelques 1500 collaborateurs des différentes directions des CFF pour la Romandie.

La gare de Renens deviendra ainsi la véritable plaque tournante des transports publics de tout le District de l’Ouest lausannois, un district clairement urbain où les frontières communales s’estompent jour après jour.

Mais si la gare de Renens aura tout d’une grande gare, elle n’aura pas les trains qui vont avec ce statut.

De fait, dans la planification des CFF, la gare de Renens s’est vue reléguer ces dernières années dans l’établissement des horaires comme une simple gare régionale, alors même que la gare de Renens dessert aujourd’hui directement un bassin de population de 70’000 habitants, 100’000 à l’horizon 2030-2040, et un campus universitaire de 25’000 personnes.

On constate en fait ces dernières années une péjoration de la desserte en trains de grandes lignes qui existait pourtant auparavant avec Genève-Aéroport, Berne ou Sion, très partiellement Neuchâtel, cela totalement à rebours des investissements qui vont être consacrés, 200 à 300 millions de francs, et surtout du développement récent de la population utilisant la gare.

C’est ainsi que, pour l’heure, la gare de Renens est desservie presqu’exclusivement par des trains régionaux et des trains Régio-Express. La gare de Renens n’est ainsi pas directement connectée aux réseaux des trains grandes lignes et n’est pas directement connectée à l’aéroport de Genève, mais seulement indirectement via la gare de Lausanne.

Dans tous les cas, le parcours des voyageurs de ou à destination de Renens est allongé d’environ 15 minutes, ou sujet aux désagréments d’un transbordement en gare de Genève ou de Lausanne, et les coûts de transport sont aussi plus élevés.
En comparaison avec la desserte d’autres gares sur le plan cantonal et sur le plan national, ce statut de gare régionale pour la gare de Renens n’est clairement plus adapté et choque.

Or, au moment de commencer les travaux du chantier « Léman 2030 », il n’existe aucune certitude quant à la réintroduction de l’arrêt des trains grandes lignes en gare de Renens à court, moyen et long termes. A entendre les planificateurs des horaires CFF, on peut même dire qu’il n’existe, à notre connaissance, aucune planification d’horaires allant dans ce sens, contrairement aux engagements publics pris par les CFF suite à une séance commune, organisée à l’initiative des quatre communes porteuses du projet de la gare, et qui avait réuni en janvier 2014 les CFF, le canton, l’EPFL et l’UNIL.

Aussi je pose les questions suivantes à la Municipalité.

  1. La Municipalité a-t-elle conscience de l’absence de desserte en trains grandes lignes de la gare de Renens ?
  2. La Municipalité s’explique-t-elle la contradiction entre les investissements consentis en gare de Renens pour la transformer en une grande gare et l’absence de desserte en trains grandes lignes ?
  3. La Municipalité est-elle au courant du dépôt par les Député-e-s de l’Ouest lausannois d’un Postulat demandant au Conseil d’Etat de demander aux CFF d’étudier l’arrêt en gare de Renens d’au moins deux trains grandes lignes, dans chaque direction et par heure de service régulier, cela dès que possible mais au plus tard à l’issue des travaux du projet « Léman 2030 » ?
  4. La Municipalité soutient-elle cette démarche ?
  5. En sus de cette démarche, quelles sont les mesures que la Municipalité a mis et/ou mettra en œuvre tant auprès du canton que des CFF pour assurer à nouveau une desserte en trains grandes lignes en gare de Renens ?

Merci pour votre attention !

Chavannes-près-Renens, 08.10.2015

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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