[Grand Conseil – Question simple] Quand la Rue de la Mouline devant le bâtiment Geopolis de l’UNIL sera-t-elle enfin déplacée et les aménagements extérieurs de ce bâtiment terminés et sécurisés ? »

Question simple déposée par Alexandre Rydlo lors de la séance du Grand Conseil du mardi 30.06.2015

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Le 03.10.2013, notre Canton inaugurait le nouveau bâtiment Geopolis de l’UNIL situé dans le quartier de la Mouline, sur le territoire de la commune de Chavannes-près-Renens.

Cette inauguration clôturait environ deux ans de travaux ponctués de quelques malheureuses tracasseries techniques et financières. A leur début, les travaux ont ainsi vécu la destruction imprévue, mais nécessaire, de la structure porteuse de l’usine Leu puis, à leur fin, la faillite malheureuse de l’entreprise générale Baumag Generalbau AG chargée de la construction du bâtiment. De manière plus générale, on peut toutefois noter que cette inauguration marquait l’aboutissement d’années de réflexions sur le développement des infrastructures universitaires sur le campus de Dorigny.

Ce faisant, notre Canton remettait donc officiellement un nouveau, beau et nécessaire bâtiment aux professeurs, chercheurs, étudiants et collaborateurs techniques du campus de l’UNIL, lesquels s’étaient gentiment déjà appropriés les lieux dans le courant de l’été 2013 et encore plus après le début de l’année académique 2013-2014 le mardi 17.09.2013. Notre Canton se dotait aussi là d’un bel outil pour entrevoir le développement de l’UNIL avec sérénité.

Aujourd’hui, après deux années académiques, le bâtiment est pleinement utilisé par la communauté universitaire, et est bien accepté par la population chavannoise avoisinante.

Toutefois, l’aménagement des espaces extérieurs du bâtiment est toujours inachevé dès lors que le déplacement de la Rue de la Mouline qui passe juste devant le bâtiment n’a toujours pas eu lieu. Les arrêts de bus et l’aménagement des espaces verts à la hauteur du bâtiment sont d’ailleurs toujours provisoires.

Le tracé de la route actuelle longe ainsi de très près le bâtiment et empêche de créer l’espace dégagé nécessaire et prévu, tant devant les entrées principales que devant le restaurant du bâtiment. Cette promiscuité entre le bâtiment et la route pose depuis la mise en service du bâtiment des problèmes de sécurité, lesquels ne vont pas en s’améliorant avec le temps, la routine commençant à s’installer aux abords de ce bâtiment.

On peut en particulier mentionner des problèmes de sécurité :

  • le matin, lorsque des centaines de personnes affluent vers ce bâtiment en provenance soit de l’arrêt UNIL-Mouline du métro m1, soit de l’arrêt Mouline du bus 31 (encore et toujours provisoire) de l’autre côté de la route (les personnes doivent traverser la route) ;
  • le midi, en particulier lors des beaux jours, lorsque les personnes viennent manger à la terrasse du bâtiment ou s’allonger sur les espaces verts aux alentours du bâtiment ; les personnes s’approprient souvent la rue sans faire attention ;
  • le soir, lorsque les personnes sortent de ce bâtiment, et se rendent à l’arrêt du métro m1 ;
  • la nuit, lorsque les personnes qui fréquentent le bar « le Zélig » situé dans le bâtiment Geopolis se dispersent aux alentours du bâtiment ou déambulent sur la route, cela souvent dans des conditions d’inaptitude ponctuelle légère ou marquée.

Or le déplacement de la Rue de la Mouline était prévu dans le crédit figurant à l’art. 6 du premier décret de l’EMPD 176 (avril 2009) accordant un crédit d’investissement de 112’300’000 CHF destiné à financer la construction du bâtiment Mouline à l’usage des Facultés des sciences humaines et environnementales (Sciences sociales et politiques & Géosciences et environnement) de l’Université de Lausanne.

Un montant de 11’400’000 CHF était ainsi prévu pour financer les aménagements extérieurs et l’adaptation du réseau routier liés à ce nouveau bâtiment, dont le déplacement de la Rue de la Mouline.

Aussi je pose la question simple suivante au Conseil d’Etat.

Quand la Rue de la Mouline devant le bâtiment Geopolis de l’UNIL à Chavannes-près-Renens sera-t-elle enfin déplacée et les aménagements extérieurs de ce bâtiment terminés et sécurisés ?

Merci de renseigner la population chavannoise et la population de l’UNIL !

Chavannes-près-Renens, 23.06.2015

Alexandre RYDLO, Député socialiste

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[Motion] Pour une place de jeux et un espace vert dans le Quartier des Ramiers

Cette Motion a été déposée le 19.06.2015. Elle a été acceptée à une très grande majorité (seulement 3 abstentions) lors de la séance du Conseil communal du 03.09.2015.

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Dans sa séance du 07.12.2006, le Conseil communal de Chavannes-près-Renens acceptait le Préavis 10/2006 intitulé « Plan de quartier Les Ramiers – Demande d’adoption du plan de quartier et de son règlement spécial ». Ce faisant, le Conseil communal décidait de réserver dans le Plan de quartier un périmètre pour l’implantation d’une structure d’utilité publique. Ce périmètre, dit périmètre « K » se situe au Sud-Est du Plan de quartier.

Le même jour, le Conseil communal acceptait aussi le Préavis 11/2006 intitulé « Secteur du plan de quartier Les Ramiers – Parcelles n° 48 – 50 – 54 – Pacte d’emption et vente conditionnelle ». Dans les conclusions du préavis 11/2006, le Conseil communal autorisait en particulier la Municipalité à vendre, et ainsi transférer aux Retraites Populaires, les parcelles n° 50 – 54 et une partie de la parcelle n° 48, toutes trois inscrites au chapitre de la commune de Chavannes-près-Renens, pour un montant de 2’160’000 CHF, et à affecter ce montant à un fond de réserve pour une future structure d’utilité publique, en relation avec des besoins communaux.

La partie de la parcelle 48 restant la propriété de la commune à l’issue de la vente contient le périmètre « K » cité plus haut, et le montant issu de la vente a été comptabilisé dans le compte 9282.012.00 intitulé « Investissements futurs ». Au 31.12.2014, le solde du compte était de 2’061’696 CHF en raison de l’amortissement du Préavis 15/2008.

Aujourd’hui, soit plus de 8 ans après l’acceptation des deux préavis, la parcelle 48 contenant le périmètre « K » est toujours vide, et le montant affecté pour la structure d’utilité publique n’a pas encore été utilisé. Le terrain de la parcelle 48 constitue d’ailleurs maintenant le seul terrain encore vierge de toute construction dans les Quartiers des Ramiers et de Préfaully..

Or, pour quiconque arpente ces deux quartiers, notamment en fin d’après-midi et les beaux jours, un constat simple s’impose. Ces deux quartiers grouillent d’enfants et de familles mais il y a peu d’espaces verts et peu de jeux pour les enfants. Les places de jeux à disposition sont par ailleurs souvent des petites places de jeux bétonnées ou goudronnées bien fades. On peut d’ailleurs regretter ici que l’espace au centre des nouveaux bâtiments construits dans le Quartier de Préfaully, soit l’espace ou place devant le nouvel office de poste, ait été purement et simplement goudronné sans offrir le moindre espace vert publique.

La présence donc d’un immense terrain engazonné et vide de tout équipement en plein milieu d’une zone d’habitation fortement peuplée d’enfants et de familles, mais pauvre en espaces de jeux et de détente, interpelle grandement, et amène le soussigné à penser qu’il serait temps d’utiliser ce terrain pour le mettre réellement à profit de la population en le transformant en une place de jeux et un espace vert.

Aussi je demande par voie de motion à la Municipalité de soumettre au Conseil communal un Préavis pour l’aménagement d’une place de jeux, de mobilier urbain et d’un véritable espace vert sur la parcelle 48, propriété de la Commune, dans le Quartier des Ramiers. L’aménagement tiendra compte d’une possible implantation, à terme, d’un bâtiment d’utilité publique à cet endroit.

Chavannes-près-Renens, 18.06.2015

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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[Question simple] La Municipalité peut-elle adapter ou supprimer les poubelles installées sur l’Allée entre les bâtiments de l’Avenue de la Gare 27-29 et de l’Avenue de Préfaully 18-24 ? »

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

D’entente avec les Retraites Populaires et la Régie Publiaz, la Commune de Chavannes-près-Renens se charge de l’entretien de la zone piétonne et du vidage des poubelles de l’Allée entre les bâtiments de l’Avenue de la Gare 27-29 et de l’Avenue de Préfaully 18-24.

Si les poubelles installées à cet endroit sont jolies – elles sont montées sur des pieux en bois taillés en forme de personnage – force est de constater qu’elles ne sont plus adaptées à leur statut de poubelles libres d’accès sur l’espace publique.

Elles débordent en effet souvent de déchets et ceux-ci se retrouvent ensuite dispersés sur les espaces verts aux alentours, y compris jusque sur la petite place de jeux utilisée par les enfants à cet endroit. Le phénomène est d’autant plus marqué que ces poubelles sont de petite volumétrie et qu’elles ne disposent pas de couvercle.

Avec l’introduction de la taxe au sac au 01.01.2013, la situation s’est par ailleurs fortement péjorée, au point que de nombreuses personnes n’hésitent plus à se séparer de leurs déchets dans ces poubelles, leur accès n’étant ni contrôlé et leur ouverture permettant d’y déposer des déchets sans difficulté.

Aussi je pose la question simple suivante à la Municipalité.

La Municipalité peut-elle adapter ou supprimer les poubelles installées sur l’Allée entre les bâtiments de l’Avenue de la Gare 27-29 et de l’Avenue de Préfaully 18-24 ?

S’agissant d’une adaptation, il conviendrait certainement de faire poser au moins un couvercle sur chaque poubelle et d’en augmenter le volume. A noter que le soussigné trouverait dommage de remplacer ces poubelles par le même modèle que celui vu ailleurs sur la commune étant donné que la structure en bois des poubelles actuelles se marie bien avec l’espace vert à disposition. Il faudrait donc, dans ce cas, revoir plutôt à la hausse la volumétrie des petites poubelles métalliques.

Merci de votre attention.

Chavannes-près-Renens, 18.06.2015

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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[Interpellation] Statut de commune touristique pour Chavannes-près-Renens : quelles intentions, quelles conséquences, quelles garanties et quelles suites ?

Cette interpellation a été déposée le 07.05.2015. Soutenue par au moins 5 Conseillers communaux, elle a été transmise à la Municipalité pour réponse.

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Dans les communications de la Municipalité de Chavannes-près-Renens adressées au Conseil communal lors de sa séance du jeudi 26.03.2015, notre Syndic, André Gorgerat, a annoncé que la commune de Chavannes-près-Renens, notre commune, avait obtenu de l’Etat de Vaud le statut de « commune touristique ».

On lit effectivement dans la Feuille des Avis Officiels du 24.02.2015 (FAO n° 16) que le Conseil d’Etat, par décision du 18.02.2015, octroie à la commune de Chavannes-près-Renens le statut de commune touristique à compter du 01.03.2015.

Ensuite, dans un article du journal « 24 Heures » paru le 13.04.2015, on apprend que la Municipalité, selon les déclarations de notre syndic, a déposé « cette demande pour que les promoteurs du futur quartier des Cèdres puissent vendre des appartements à des étrangers ». Il s’agirait « d’une trentaine de logements, pas plus » et « de tourisme d’affaires, pas de loisir ». La demande aurait aussi « un lien avec la présence de l’UNIL et de l’EPFL ».

Dans le même article, on lit en outre que notre Syndic aurait ajouté « qu’il n’est pas question d’ouvertures prolongées des magasins à Chavannes sous prétexte de zone touristique ».

Si le soussigné est fier de sa commune, et qu’il est de l’avis que celle-ci mériterait certainement d’être visitée par tout un chacun, force est quand même de constater que notre commune n’a, pour le moment, pas grand-chose d’une véritable commune touristique au sens où le touriste moyen pourrait concevoir une commune comme destination touristique…

Certes notre commune accueille des centaines d’étudiant-e-s en raison de la présence de l’UNIL sur son territoire et de la proximité de l’EPFL, et la majorité de sa population est d’origine étrangère avec plus de 100 nationalités représentées. Mais la commune de Chavannes-près-Renens ne dispose d’aucun hôtel et d’aucune attraction susceptible d’attirer de nombreux touristes.

Le soussigné s’interroge donc sur les motivations exactes qui ont poussé la Municipalité à demander au Conseil d’Etat l’attribution du statut de « commune touristique » à sa commune d’enfance et de résidence.

Le soussigné s’interroge aussi bien évidemment grandement sur les conséquences de ce nouveau statut pour la population chavannoise et environnante.

En effet, au vu des différents plans de quartier en cours de réalisation sur le territoire de Chavannes-près-Renens, notamment le plan de quartier des Cèdres, lequel contient entre autres des PPE et une tour d’une hauteur de 117 m qui devrait manifestement accueillir une ou plusieurs grandes entreprises, vraisemblablement étrangères, on peut se demander quelles sont les potentielles conséquences que ce statut pourrait avoir à la fois sur le nombre de résidences secondaires dans la commune, et sur le marché local du logement, en particulier les prix et les loyers des habitations, notamment les appartements, cela tant sur la commune que dans la région.

Car si des entreprises, en particulier étrangères, prennent place dans la futur tour du quartier des Cèdres, il y a fort à parier que celles-ci s’installeront dans cette tour avec leur propre personnel, vraisemblablement délocalisé d’un autre lieu de travail situé à l’étranger. Ce personnel devra forcément pouvoir se loger dans la région et cela accentuera la pression sur le marché du logement vaudois, déjà extrêmement tendu. Corollaire de l’accentuation de la pression sur ce marché extrêmement tendu, les hausses des prix des loyers et des logements seront inévitables (principe de l’offre et de la demande).

Ajouté à cela le fait de permettre à des étrangers en résidence secondaire de pouvoir acheter un logement, la pression à la hausse des prix ne pourra que s’accentuer.

Or les familles vaudoises peinent aujourd’hui à trouver des logements à des prix abordables, et on peut donc s’interroger sur l’opportunité d’octroyer à des personnes étrangères la possibilité d’acheter des logements en résidence secondaire sur notre commune.

Cela va aussi clairement à l’encontre des arguments tant des promoteurs du plan de quartier des Cèdres, Messieurs Bernard Nicod et Avni Orlatti, que de la Municipalité, lesquels ont avancé tout au long de la campagne du référendum contre ce plan de quartier, que le but était d’offrir, outre un cœur à Chavannes, des possibilités de logement à des prix corrects tout en permettant une certaine mixité sociale et une mixité des activités économiques, les deux associées à une possibilité de hausse intéressante des rentrées fiscales pour la commune.

La Municipalité et les promoteurs du plan de quartier des Cèdres n’ont d’ailleurs jamais fait mention à une seule reprise pendant la campagne du référendum de la possibilité de demander le statut de commune touristique pour notre commune, pas plus que de viser une clientèle de résidants secondaires pour ce plan de quartier.

Enfin, le soussigné s’interroge aussi sur les contradictions évidentes qui entourent la demande de ce statut dès lors que la Municipalité a souvent répété vouloir, notamment pour les étudiants, que ses futurs résidents se déclarent en résidence principale sur la commune, notamment pour des aspects fiscaux et de péréquation cantonale. Le quartier des Cèdres ferait-il exception à la règle ?

Aussi je pose les questions suivantes à la Municipalité.

  1. La Municipalité peut-t-elle expliquer au Conseil communal quelles sont les motivations qui l’ont conduite à transmettre au Conseil d’Etat une demande d’octroi de statut de « commune touristique » consécutivement à une demande des promoteurs du plan de quartier des Cèdres ?
  2. Le statut de « commune touristique » octroyé par le Conseil d’Etat s’applique-t-il juridiquement à l’ensemble de la commune, ou exclusivement au périmètre du plan de quartier des Cèdres ?
  3. La Municipalité a-t-elle réellement préalablement discuté avec l’EPFL et l’UNIL de sa démarche visant à l’octroi du statut de commune touristique ?
  4. Concernant le plan de quartier des Cèdres, le nombre de logements pouvant être vendus à des étrangers en résidence secondaire sur la commune est-il de 30 logements au total, ou de 30 logements par année ? Si c’est par année, sur combien d’années la Municipalité entend-t-elle demander un quota de vente à l’autorité cantonale ?
  5. Quel est le nombre actuel de résidences secondaires à Chavannes-près-Renens et quel impact le nouveau statut de commune touristique aura-t-il sur l’évolution de ce nombre ces prochaines années ?
  6. De l’avis de la Municipalité et, cas échéant, des autorités cantonales, quel sera l’impact probable de ce nouveau statut sur le niveau des prix et des loyers sur l’ensemble de la commune et, par extension, dans les communes avoisinantes ?
  7. La Municipalité peut-elle encore nous garantir aujourd’hui que les prix et les loyers des appartements à disposition dans le quartier des Cèdres s’inscriront dans une gamme de prix abordables, et qu’ils permettront la mixité sociale prônée auprès de la population lors de la campagne du référendum ?
  8. La Municipalité confirme-t-elle que les commerces chavannois ne bénéficieront pas d’horaires touristiques étendus à l’avenir ?
  9. A combien de pertes fiscales la Municipalité estime-t-elle le fait de vendre des appartements à des personnes étrangères en résidence secondaire plutôt qu’à des résidents en résidence principale ?
  10. Qu’est-ce que la Municipalité entend par « tourisme d’affaires » concernant les potentiels acheteurs étrangers visés par la demande d’octroi de ce nouveau statut ?
  11. Pourquoi la Municipalité n’a-t-elle jamais fait mention, avant l’acceptation par la population du plan de quartier des Cèdres, de la possibilité de viser une clientèle d’affaires étrangère en résidence secondaire ? S’agit-il d’une modification de stratégie ? La Municipalité nous a-t-elle tout dit ?
  12. La Municipalité juge-t-elle réellement opportun au développement et à l’image de la commune de Chavannes-près-Renens, notamment eu égard à la difficulté pour les familles vaudoises de trouver des appartements à loyer abordable, la vente d’appartements en résidence secondaire à des personnes aux revenus vraisemblablement appréciables et qui ne seront pas là en permanence ?
  13. Comment la Municipalité compte-t-elle, à l’avenir, motiver les étudiants à s’installer en résidence principale à Chavannes-près-Renens alors que, dans le même temps, elle permet de fait l’installation d’habitants en résidence secondaire ?

Chavannes-près-Renens, 07.05.2015

Alexandre RYDLO, Conseiller communal socialiste

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[Postulat] Pour un Ouest lausannois fort et démocratique

Ce Postulat a été déposé le 22.03.2015 et accepté le 07.05.2015 par 20 Oui, 4 Non et 8 Abstentions. Il est transmis à la Municipalité pour réponse.

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

S’il y a un siècle l’Ouest lausannois était une zone maraichère peu urbanisée où les distances entre communes étaient grandes et les frontières communales claires, tel n’est plus le cas aujourd’hui. Les zones maraichères ont laissé leur place à une urbanisation croissante, et les frontières communales ont aujourd’hui disparu. L’exemple le plus frappant de la disparation des frontières communales avec le temps est certainement celui de la place de la gare de Renens. Sur cette place, l’on passe aisément en quelques pas de la commune de Chavannes à celle de Renens, ou de celle d’Ecublens à celle de Crissier, et ce sans s’en rendre compte.

S’il y a un siècle chaque commune pouvait entrevoir son développement toute seule, le rapprochement continu des frontières communales dû à l’urbanisation a obligé les communes de l’Ouest lausannois à repenser leur relation les unes aux autres. C’est ainsi que sont nées progressivement des collaborations intercommunales comme par exemple l’AIC pour l’exploitation de l’ancien collège intercommunal de la Planta à Chavannes, les SIE pour l’exploitation d’un réseau électrique commun, ou l’entente intercommunale Mèbre et Sorge pour la gestion des collecteurs d’eaux.

Outre devoir repenser leur relation les unes aux autres, les communes de l’Ouest lausannois ont dûapprendre à développer des solutions collectives pour chercher à résoudre les problèmes communs toujours plus nombreux. Il en va par exemple du trafic routier, du réseau des transports publics, de l’implantation des surfaces commerciales, de l’aménagement du territoire, des heures d’ouverture des commerces, ou de la relation aux hautes écoles. La construction du TSOL, ou métro M1, le moratoire sur l’implantation des centres commerciaux, et la création du SDOL en témoignent.

L’évolution du droit cantonal et la création d’un nouveau District de l’Ouest lausannois au 01.01.2008 ont ensuite accéléré le développement de projets en commun. Par exemple, sous l’impulsion de la Loi sur l’accueil de jour des enfants (LAJE), des réseaux d’accueil de jour intercommunaux ont été créés. Les corps de pompiers communaux ont aussi laissé progressivement leur place à des corps intercommunaux, les polices municipales se sont transformées en une police intercommunale, et l’action sociale a été régionalisée. Les transformations de la gare de Renens dans le projet Léman 2030, et la construction de la halte CFF de Prilly-Malley sont aussi le fruit d’une étroite collaboration des communes de l’Ouest lausannois avec le canton et les CFF.

Au fil des ans, des liens forts entre les communes de l’Ouest lausannois se sont ainsi développés, des intérêts convergents sont apparus, et de moins en moins de sujets sont aujourd’hui spécifiquement communaux. Et bien souvent, les quelques projets qui demeurent communaux font l’objet d’une appréciation à l’échelon intercommunal.

De nombreuses structures intercommunales sont donc aujourd’hui en place, mais ce mécanisme de collaboration atteint aujourd’hui ses limites et demande à être repensé. Il devient en effet de plus en plus difficile pour les conseillers communaux des communes de l’Ouest lausannois de bien comprendre le fonctionnement de toutes ces structures intercommunales, et de savoir comment ils peuvent avoir une réelle influence politique et pratique sur celles-ci. Pour les conseillers communaux comme pour beaucoup de citoyens, ces structures ne représentent aujourd’hui plus que des organes aux acronymes complexes dont le rôle, le fonctionnement, les coûts et les ramifications au niveau du district sont devenus opaques et, face à ce constat, les conseillers communaux deviennent de plus en plus désabusés.

C’est ainsi que le nombre croissant de structures, la complexité de leur organes de direction, les différences structurelles entre les organes délibérants, les problèmes de compétences légales exactes, les problèmes de représentativité – tant des communes, des partis politiques que des citoyens – et les mécanismes toujours plus complexes de fonctionnement, notamment en ce qui concerne les clés de répartition des coûts entre les communes, laissent de plus en plus apparaître une perte de contrôle démocratique de ces structures, et un éloignement de plus en plus important de celles-ci des élus communaux et des citoyens.

Il devient donc nécessaire aujourd’hui de faire un bilan de tous ces liens, et de se demander comment les améliorer et les optimiser encore à l’avenir.

Par le présent postulat, le parti socialiste demande donc à la Municipalité, en collaboration avec les autres communes de l’Ouest lausannois, de charger un institut neutre de :

  • faire un état des lieux de toutes les collaborations intercommunales ;
  • et d’étudier la possibilité de simplifier et améliorer la situation actuelle, notamment en matière d’efficience administrative et politique, de services publics, de regroupements scolaires, de fiscalité, et d’optimisation de l’utilisation des ressources financières, soit par une fédération de communes ou agglomération de communes, soit par une fusion des communes de l’Ouest lausannois, ou soit par toutes autres formes prévues par la loi.

L’étude devra faire état des avantages et désavantages des différents modèles. Elle devra aussi préciser les attentes de la population envers un rapprochement intercommunal.

Chavannes-près-Renens, 22.03.2015

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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