[Motion] Pour une fontaine au Parc des Ramiers – Bis repetita

Motion déposée par Alexandre Rydlo lors de la séance du Conseil communal du jeudi 02.09.2021

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Le soussigné déposait en date du 18.06.2015 une Motion intitulée « Pour une place de jeux et un espace vert dans le Quartier des Ramiers », laquelle était ensuite débattue, puis acceptée à une très grande majorité (aucun non et seulement 3 abstentions) lors de la séance du Conseil communal du 03.09.2015.

Chargée de traiter cette Motion, la Municipalité y répondait en date du 20.03.2017 en présentant au Conseil communal le Préavis 17/2017 intitulé « Proposition d’aménagement de parc public et potagers urbains – Réponse à la Motion A. Rydlo « Pour une place de jeux et un espace vert dans le Quartier des Ramiers » ». Ce Préavis était ensuite débattu, puis accepté à une forte majorité lors de la séance du Conseil communal du 27.04.2017 (29 oui, 10 non et 0 abstention).

Peu de temps après, les travaux d’aménagement commençaient, et aux machines de chantier se succédaient les premières plantations d’arbres et dépôts de caissons en bois de couleurs lumineuses par les employé-e-s communaux-les, et les premières plantations de plantes diverses et variées par des jardinier-ère-s amateur-trice-s constitué-e-s en association, le Collectif 48.

Depuis, cet espace vert en milieu urbain se développe joliment et, aujourd’hui, le Parc public et le potager urbain des Ramiers sont devenus si appréciés des habitant-e-s du quartier qu’il en devient presqu’inconcevable qu’ils n’aient jamais existé avant, ou qu’ils puissent même éventuellement un jour disparaitre.

Preuve en est que l’action politique à l’époque du soussigné, et l’opportunité que la Municipalité a saisie au passage, étaient attendues.

Fort de ce joli constat, le soussigné propose une nouvelle fois à notre Commune de faire aujourd’hui un pas supplémentaire au profit de ce quartier et de ses habitant-e-s, celui d’aménager dans ce parc une fontaine publique.

D’une part, cette fontaine permettrait d’agrémenter joliment les lieux. D’autre part, elle permettrait aux jardinier-ère-s de pouvoir disposer d’eau pour arroser leur culture autrement que par la méthode actuelle, chose fortement souhaitée.

Une telle fontaine pourrait être aménagée sur le rectangle mal engazonné situé à côté de l’intersection entre le petit chemin piétonnier en pierre qui sépare le parc et les potagers, et le chemin piétonnier en revêtement bitumineux qui longe les immeubles 19a à 19f de l’Avenue de la Gare.

En coordonnées topographiques, ce rectangle mal engazonné se situe à l’emplacement 534’017 / 154’100, voir Figure 1.

L’avantage de cet emplacement, c’est qu’il semble impropre à se développer mieux du fait de la dalle de béton située dessous (parking des immeubles), et que s’il était recouvert de quelque chose de plus joli, il donnerait à cet endroit un tout autre aspect, en tout cas un aspect plus bucolique. Aujourd’hui, ce bout de terrain mal engazonné est clairement en décalage avec l’image que donnent le parc et les potagers.

Quartier des Ramiers

Figure 1 : Quartier des Ramiers, Chemin piétonnier des bâtiments de l’Avenue de la Gare 19a à 19f

Aussi le soussigné demande-t-il à la Municipalité, par voie de Motion, de bien vouloir soumettre au Conseil communal un Préavis pour l’aménagement au Parc des Ramiers d’une fontaine d’eau publique de jolie présentation et constitution, idéalement à l’endroit mentionné plus haut.

Merci pour votre attention.

Chavannes-près-Renens, 02.09.2021

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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[Interpellation] Informatique communale – Etat de situation à Chavannes

Interpellation déposée par Alexandre Rydlo lors de la séance du Conseil communal du jeudi 02.09.2021

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

On apprenait vendredi 20.08.2021 par voie de presse (site www.watson.ch) que la commune de Rolle avait été victime d’un piratage informatique par le groupe criminel « Vice Society ». Le journal « Le Temps » donnait plus d’explications dans son édition du mercredi 25.08.2021.

Une grande quantité de données et de documents classifiés, ou non, de l’Administration communale et des habitant-e-s, de même que de tiers externes, publics et privés, se sont retrouvés sur le « Darknet », la face cachée d’Internet, un endroit où les adresses IP ne sont pas publiques et où beaucoup de criminels agissent en toute impunité.

L’attaque a eu lieu dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30.05.2021. Les pirates informatiques ont chiffré l’intégralité des données conservées par la commune et auraient réclamé une rançon pour la restauration des données. Par la suite, dès le 24.06.2021, des documents et des données subtilisées par les pirates informatiques se sont retrouvées sur le Darknet. A l’époque, la Commune n’a pas jugé opportun d’informer la Population pour, dit-elle, « ne pas attirer l’attention sur la vulnérabilité de la Commune ni sur des données exfiltrées non identifiées, suivant en cela la recommandation de nombreux experts en cybersécurité… ». Soit.

La révélation de ce piratage informatique, qui n’est pas un cas isolé, qu’il s’agisse d’une entité publique ou privée, a en tout cas mis en lumière la vulnérabilité des communes devant le piratage informatique, et appelle qu’on s’intéresse à l’état de notre propre système informatique communal.

Aussi le soussigné pose-t-il par voie d’Interpellation les questions suivantes à la Municipalité :

  • Le système informatique de la Commune a-t-il déjà été victime d’un piratage informatique ? Dans l’affirmative, quand et de quelle ampleur ? Dans l’affirmative toujours, pourquoi la Municipalité n’a-t-elle pas jugé bon d’informer la Population et le Conseil communal, au moins la Commission de gestion ?
  • Le système informatique de la Commune est-il protégé correctement selon les standards de protection actuels les plus élevés contre les tentatives de piratage informatique ?
  • En particulier, un audit de sécurité du système informatique a-t-il été récemment effectué ? Dans l’affirmative, quels en sont les résultats et quelles sont les mesures qui ont été prises pour corriger les lacunes ? Dans la négative, un audit de sécurité sera-t-il réalisé prochainement ?
  • La dotation en ETP du service informatique communal doit-elle être renforcée ? Par extension, une collaboration avec notre voisine EPFL ne devrait-elle pas être recherchée dans ce domaine ?
  • De manière plus générale, la politique d’équipement en moyens IT de la Commune (ordinateurs, tablettes, smartphones, …) et leur utilisation par le Personnel communal (formation aux outils IT, lutte contre le piratage, politique d’utilisation des moyens IT, politique pour l’envoi des e-mails, dotation du personnel en moyens IT, politique d’utilisation des réseaux sociaux, …) fera-t-elle l’objet d’un concept et/ou d’une feuille de route, voire de directives internes ?

Merci pour votre attention.

Chavannes-près-Renens, 02.09.2021

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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[Interpellation] Fin de la distribution de boîtes de masques par le Canton aux bénéficiaires de prestations sociales : La Commune doit-elle prendre le relais ?

Interpellation déposée par Julien-Clément Waeber lors de la séance du Conseil communal du jeudi 02.09.2021

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Depuis la mi-juillet 2020, Le Canton distribuait des boîtes de masques aux personnes rencontrant des difficultés financières touchant des prestations sociales. Chaque bénéficiaire avait droit à une boîte de 50 masques par mois. La distribution se faisait par l’AVASAD via les CMS. Selon le site internet de l’AVASAD, il y a eu plus de 92’000 boîtes de masques qui ont été distribuées.

Malheureusement, le Canton a décidé de cesser la distribution le 23 juillet dernier. Le Canton, selon le site de l’AVASAD, justifie sa décision en disant que le port du masque a été assoupli fin juin par le Conseil fédéral. L’interpellateur s’étonne de cet argumentaire car s’il est vrai que des assouplissements ont eu lieu pour le port du masque, notamment à l’extérieur et dans les bureaux, celui-ci reste obligatoire dans les transports publics et les endroits clos accueillant du public (commerces, bars et restaurants, lieux de loisirs, etc.). De plus, cette décision est encore plus incompréhensible lorsqu’on sait, et de nombreuses études le prouvent, que les classes les plus défavorisées sont les plus atteintes par la COVID. Enfin, cette décision intervient dans un contexte d’incertitude lié au variant DELTA, ce qui rend la décision encore plus paradoxale…

Si les personnes suivent scrupuleusement les recommandations concernant le port du masque (le porter maximum 4h, en changer à chaque fois, …), cela peut engendrer un petit budget pour une famille aux revenus modestes.

Compte tenu de tout cela, il y a lieu de se demander si la Commune doit prendre le relais. Même si on ne peut que regretter que ça soit les Communes qui devront s’en charger si elles veulent que leurs administrés les plus modestes continuent à bénéficier de cette prestation, la question est légitime. On pourra alors critiquer que ça soit un transfert de charge du Canton aux Communes dans un contexte sensible de relation Canton-Communes à propos du financement des prestations sociales.

Enfin, il y a lieu de rappeler que la population chavannoise est parmi les plus pauvres du Canton. L’abandon de cette prestation est encore plus dommageable pour nos concitoyens.

Aussi je pose à la Municipalité les questions suivantes :

    • Les Communes ou leurs associations faîtières, ont-elles été consultées par le Canton concernant cet abandon de cette prestation ? Si oui, quelle a été leur position et, en particulier, quel a été la position de notre Municipalité ?
    • Les Communes, cas échéant notre Municipalité, ont-elles manifesté leur désaccord, s’il y a désaccord, au Canton ?
    • La Municipalité serait-elle prête à financer une telle prestation afin de suppléer le manque due à l’arrêt de la prestation cantonale ?

Chavannes-près-Renens, 02.09.2021

Julien-Clément Waeber, Conseiller communal socialiste

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[Postulat] Pour une Bourse d’articles et d’ustensiles ménagers peu utilisés – Bis repetita

Postulat déposé par Mima Arn et Alexandre Rydlo lors de la séance du Conseil communal du jeudi 02.09.2021

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Dans notre société actuelle, force est de constater que les ménages, qu’ils soient constitués d’une seule ou de plusieurs personnes, disposent souvent d’articles et d’ustensiles ménagers peu utilisés.

Non pas qu’ils ne servent pas, mais ils ne servent pas souvent. Il en va par exemple d’appareils électroménagers comme un nettoyeur à haute pression, un appareil pour étuver, un wok, une pierrade, un appareil à confectionner des bricelets, un appareil à raclettes, etc…

Bien évidemment, cela dépend des ménages et des personnes qui les constituent. Reste qu’en moyenne certains appareils ne sont utilisés que 1-2 fois par année, si ce n’est moins.

Or aujourd’hui, dans un esprit de développement durable, porté à la fois par la nécessité de préserver nos ressources et d’offrir un monde vivable pour les générations qui nous succéderont, qui plus est après avoir accepté d’établir un Agenda21 pour notre commune, il apparait comme légitime aux soussignés de favoriser une meilleure utilisation de ces articles et ustensiles dormant dans les ménages en créant une Bourse d’articles et d’ustensiles ménagers peu utilisés.

Le système serait simple. Les ménages disposant d’articles et ustensiles ménagers peu utilisés et qui seraient d’accord de les prêter, pourraient s’annoncer auprès d’une plateforme informatique à créer, par exemple sur le site Internet de la commune, et les gens qui souhaiteraient pouvoir emprunter tel ou tel article et/ou ustensile en prêt pourraient prendre contact avec ces personnes pour discuter et conclure le prêt. Les conditions seraient que le prêt soit gratuit et que les personnes qui empruntent un objet s’engagent à le rendre l’objet en l’état reçu et dans le délai convenu avec la personne qui met l’objet à disposition. Le rôle de la commune se limiterait à mettre en contact des personnes de bonnes intentions.

Avec un tel système, on évite la construction et l’acquisition d’articles surnuméraires inutiles, ce qui permet d’effectuer des économies d’énergie et de réduire l’impact sur l’environnement, notamment réduire les émissions de CO2 dues à la production et au transport des articles.

Aussi les soussigné-e-s demandent-ils-elles à la Municipalité, par voie de Postulat, d’étudier un système de Bourse d’articles et d’ustensiles ménagers peu utilisés au profit de la Population chavannoise selon le modèle proposé ci-dessus.

Merci pour votre attention.

Chavannes-près-Renens, 02.09.2021

Mima Arn, Conseillère communale socialiste

Alexandre Rydlo, Conseiller communal socialiste

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[Interpellation] Un an après, il est temps d’agir contre les violences homophobes et transphobes !

Motion déposée par Julien-Clément Waeber lors de la séance du Conseil communal du jeudi 22.04.2021

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Les personnes LGBTIQ [1] sont régulièrement victimes de discriminations et d’agressions physiques et psychologiques en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou de leur expression de genre. Ces violences visent plus particulièrement les jeunes, voire mêmes les mineur-e-s. D’après un rapport de l’organisation Pink Cross, en 2019, le nombre de crimes de haine signalés à la « LGBTIQ-Helpline » a drastiquement augmenté : plus d’un signalement par semaine, alors que la très grande majorité des agressions ne sont pas recensées. En plus des insultes, environ une victime sur trois a subi de la violence physique. Ces violences ont de lourdes conséquences psychologiques pour les victimes ainsi que pour l’ensemble de la communauté, qui continue de vivre avec la peur d’être soi-même.

Le 9 février 2020, la Suisse a dit OUI à la protection des personnes LGBTIQ contre la haine, les Chavannoises et les Chavannois soutenant même l’extension de la norme pénale contre l’homophobie à 80.16%. Si la population a envoyé un signal très clair, la loi ne suffit malheureusement pas et les mesures de prévention et de sensibilisation font toujours défaut.

Les violences psychologiques et physiques que subissent les personnes LGBTIQ ne représentent que la pointe de l’iceberg de l’ensemble des discriminations auxquelles elles font face, dont notamment le harcèlement scolaire et en ligne, les difficultés familiales ou encore la concrétisation de leurs droits. Dans le domaine professionnel, les personnes LGBTIQ subissent des discriminations qui péjorent leur parcours professionnel (accès à l’emploi, à la promotion, etc.) [2].

L’association Stop Suicide rappelle que les jeunes homosexuel·le·s présentent un risque 5 fois plus élevé de suicide que les jeunes hétérosexuel·le·s et que ce risque est 10 fois plus élevé chez les personnes transgenres que chez les personnes cisgenres [3] (dont l’identité de genre correspond au sexe assigné à la naissance). Cela est tout simplement inacceptable. Les autorités politiques ne peuvent pas rester inactives et doivent agir contre les discriminations et l’hostilité envers les personnes LGBTIQ. À ce titre, le Conseil fédéral [4] a précisé qu’il appartient aux cantons et aux communes de compléter la nouvelle norme pénale par des mesures adéquates de prévention, de sensibilisation, d’intervention et de monitorage conformément au principe de subsidiarité.

Au vu de ce qui précède, j’ai l’honneur de poser à la Municipalité les questions suivantes :

  1. La Municipalité et/ou la POLOUEST disposent-elles d’une statistique sur les crimes commis en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre d’une personne ? La Municipalité et/ou la POLOUEST ont-elles identifié des lieux dans l’espace public plus propice aux agressions visant les personnes LGBTIQ ?
  2. Quels sont les moyens mis en place par la Municipalité afin de sensibiliser le personnel de l’administration communale à la problématique des discriminations visant les personnes LGBTIQ ?
  3. Quelles sont les différentes mesures de lutte et de prévention contre l’homophobie et la transphobie que la Municipalité et/ou la POLOUEST ont pris ou envisage de prendre à destination du grand public ?

Chavannes-près-Renens, 22.04.2021

Julien-Clément Waeber, Conseiller communal socialiste

[1] Personnes LGBTIQ signifie personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans, Intersexes et Queers.

[2] Parini, L. (n.d.). Être LGBT au travail : résultats d’une recherche en Suisse. Institut des études genre, Université de Genève, et Fédération genevoise des associations LGBT. Consulté le 20 février 2021 sur https://diversite-au-travail.ch/wp-content/uploads/2015/10/LGBT_Travail_resultats_recherche_OK.pdf

[3] Stop Suicide. Le risque de suicide parmi les personnes LGBT. Genève. Consulté le 19 février 2021 sur https://stopsuicide.ch/wp-content/uploads/2017/07/Publications_STOP_Suicide_et_LGBT.pdf

[4] Réponse du Conseil fédéral au postulat Angelo Barrile « Plan d’action national contre les crimes de haine anti-LGBTQ ».

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